Contre-réforme des Retraites : toutes et tous en grève et en manifestation le 9 janvier

Quand Emmanuel Macron disait que décaler l’âge légal de départ à la retraite était hypocrite et simpliste

Car, instaurer « l’âge pivot », ou « l’âge d’équilibre » revient bien à décaler cet âge de départ pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein.

Cette déclaration, il l’a faite le 25 avril 2019 lors d’une conférence de presse consécutive au fumeux « grand débat national ». C’est Le Monde diplomatique dans son édition de janvier 2020 qui l’ exhume (1) : « Tant qu’on a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement, ce serait assez hypocrite de décaler l’âge légal. Quand aujourd’hui, quand on est peu qualifié, quand on vit dans une région qui est en difficulté industrielle, quand on est soi-même en difficulté, qu’on a une carrière fracturée, bon courage déjà pour arriver à 62 ans. C’est ça la réalité de notre pays. Alors on va dire, non, non faut maintenant aller à 64 ans. Vous savez déjà plus comment faire après 55 ans. Les gens vous disent “les emplois, c’est plus bon pour vous“, c’est ça la réalité. C’est le combat qu’on mène. On doit d’abord gagner ce combat avant d’expliquer aux gens, “mes bons amis, travaillez plus longtemps, c’est le délai légal”, ce serait hypocrite. J’invite les gens, qui, de manière simpliste, quand j’entends certains, qui ne l’ont pas fait quand ils étaient aux affaires, dire, “c’est ça la solution”, d’abord de regarder notre société. On doit gagner la bataille du plein emploi. »

Donc, et puisque que la « bataille » de chômage n’est pas gagnée avec nos « 3 364 500 personnes sans emploi et 2 166 100 exercent une activité réduite »(2), si Emmanuel Macron était cohérent avec lui-même, il remballerait immédiatement un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite .

Le gouvernement ne parvient pas à convaincre son projet de système points serait bon pour les retraités.

Rien d’étonnant puisqu’il ne l’est pas….

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Réflexions sur le suicide et ses causes dans la police nationale, un cas de sinistralité au travail en France parmi beaucoup d’autres

Sud Intérieur vous propose la contribution de notre camarade Patrick Cahez, écrite pour le débat sur Mal-être et suicide au travail, lors du Salon du Livre des Lanceuses et Lanceurs d’Alerte 2019.

« Ce n’est pas la société qui éclaire le suicide, c’est le suicide qui éclaire la société »

« Un homme seul est toujours en mauvaise compagnie »

SUD intérieur remercie les organisateurs du 5° Salon du livre des lanceuses et lanceurs d’alerte à Montreuil pour leur invitation à la table ronde « Suicide et travail, du mal-être à l’alerte ».

Le suicide au travail dans la police pose une cascade de questions sur l’état de nos institutions, leur dysfonctionnement et leur négligence des principes républicains.

Le suicide est un fait social qui interroge d’autant plus qu’il souffre d’un manque d’études enrapport à son importance, et tout particulièrement dans la police. Sa sinistralité dans la fonction publique alerte sur le reflux des valeurs républicaines en considération de l’inexécution des obligations hiérarchiques à garantir la santé et la sécurité des travailleurs. Le sujet pose aussi la question d’une abdication politique aux injonctions substituant les chiffres au droit .

L’augmentation du suicide et des risques psycho-sociaux au travail s’observe avec le mouvement d’individualisation du travail, la destruction de l’action collective, de l’action syndicale, de la solidarité qui protègent contre les abus et l’arbitraire. Il alerte ici sur une régression démocratique et l’accroissement de la discrimination.

Un tel mépris malgré des alertes, ne sont pas particuliers au ministère de l’intérieur. Il y a une inertie générale des pouvoir publics à s’abstenir durablement de lancer une action efficace pour chercher les causes du suicide et les prévenir. Une pareille indifférence interpelle sur un particularisme culturel du mépris pour la personne et la place du respect dans la formation des cadres; lesquels subissent la logique de l’organisation du travail qu’ils mettent en place.

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Contre-réforme des retraites : après le succès du 5 décembre, amplifions !

CONTRE-RÉFORME DES RETRAITES : APRES LE SUCCÈS DU 5 DÉCEMBRE, AMPLIFIONS

ENCORE LA MOBILISATION POUR OBTENIR LE RETRAIT DU PROJET GOUVERNEMENTAL

LE 10 DÉCEMBRE : SOYONS ENCORE PLUS NOMBREUX EN GRÈVE ET EN MANIFESTATIONS

Retraite par points = nouvelle baisse programmée des pensions

Des baisses déjà entamées par les contre-réformes successives des retraites engagées depuis 1993, l’année où sera décidé que le calcul du montant de la pension des salariés du privé ne le serait plus sur les 10, mais sur les 25 meilleures années. Résultat : « Pour les générations nées entre 1945 et 1954, la baisse de la pension de base a atteint 16 % pour les hommes et 20 % pour les femmes » (1).

Pas besoin d’avoir fait « Polytechnique » pour comprendre, dans ces conditions, que le passage à un calcul sur l’ensemble de la carrière pour comprendre que le résultat sera identique, pour les fonctionnaires en premier lieu, dont la pension est calculée à partir de la rémunération reçue (hors primes) sur les 6 derniers mois.

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SUD OFII alerte sur la dégradation continue des conditions de vie des demandeurs d’asile

COMMUNIQUE DE PRESSE

SUD OFII alerte sur la dégradation continue

des conditions de vie des demandeurs d’asile.

En novembre 2015, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) s’est vu confier la gestion des conditions matérielles d’accueil (CMA) des demandeurs d’asile. Un demandeur d’asile est une personne qui a fui son pays car il y est en danger et qui sollicite la protection d’un autre Etat.

En France, c’est l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) qui décide d’octroyer ou non le statut de réfugié. Un demandeur d’asile est donc une personne qui attend la décision de l’OFPRA. Ainsi, les demandeurs d’asile ne deviennent pas tous réfugiés. La procédure de la demande d’asile en France est extrêmement complexe et passe par plusieurs étapes :

-prise de rendez-vous dans une Structure du Premier Accueil des Demandeurs d’Asile (SPADA), qui fixe au demandeur d’asile un rendez-vous au Guichet Unique pour Demandeurs d’Asile (GUDA), composé d’agents de la préfecture et de l’OFII ;

-enregistrement comme demandeur d’asile au GUDA/Préfecture et ouverture des CMA au GUDA/OFII ;

-retour à la SPADA pour la mise en place d’une domiciliation et l’ouverture des droits sociaux ; ou hébergement avec accompagnement socio-juridique ;

-envoi du formulaire de demande d’asile à l’OFPRA dans un délai de 21 jours pour les demandeurs d’asile qui n’ont pas transité par un autre pays de l’Union européenne.

Commence alors l’attente et l’incertitude de l’issue de la procédure asile ou de la réadmission dans le pays de premier accueil. Durant cette trop longue période d’attente, les conditions d’accueil sont définies par les directives européennes déclinées dans la loi française.

Les conditions matérielles d’accueil (CMA)proposées par l’OFII prévoient le bénéfice d’un certain nombre de droits pour les demandeurs d’asile :

●L’orientation vers un centre d’hébergement dédié aux demandeurs d’asile (pour ceux qui en ont besoin et en font la demande),

●Le versement de l’allocation pour demandeurs d’asile (ADA – versée sous conditions de ressources – variable selon la composition familiale et les conditions d’hébergement),

●Un accompagnement social et administratif pour toutes leurs démarches durant la procédure de demande d’asile.

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Création du Secrétariat Général Commun (SGC) : Sud Intérieur vous informe et vous conseille

Quels services sont concernés ?

La préfecture, les sous-préfectures, les directions départementales interministérielles (DDI), la DIRECCTE, mais aussi potentiellement les secrétariats généraux d’autres directions régionales.

Qui sont les agents concernés et combien seront dirigés vers le SGC ?

A ce stade, nous joignons au verso l’annexe 1 à la circulaire du premier ministre du 2 août 2019 relative à la constitution des SGC. Comme vous pourrez le constater, les services impactés sont…nombreux (1).

Le nombre exact de collègues n’est pas encore connu. Il pourrait évoluer, en raison du départ d’agents de la DIRECCTE vers la DDCS, et d’autres de la DDCS vers le rectorat.

Toujours est-il qu’il s’agit d’un énième « grand chamboule tout » déstabilisateur (2) avec, à la clé, une nouvelle réduction des effectifs.

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Accident industriel du 26 septembre sur le site de Lubrizol : les observations et demandes de Sud Intérieur

Suite à la réunion du 30 septembre entre les représentants du personnel et le secrétaire général sur la gestion de ce dossier, SUD INTÉRIEUR a adressé au corps préfectoral ses observations et demandes que nous vous retranscrivons ci-dessous :

Le constat : une carence dans l’information du personnel et des consignes à suivre

De ce point de vue, le signalement déposé par plusieurs agents de la préfecture le 27 septembre la met parfaitement en évidence.

Un autre signalement est révélateur également : celui déposé le 30 septembre par un autre agent expliquant que lui avait été refusée la possibilité de partir à 13 heures alors qu’il ne se sentait pas vraiment en forme en raison de problèmes respiratoires.

Plus globalement, la présence de plusieurs autres signalements souligne la profondeur du malaise ressenti par les collègues.

Lire la suite : TractLUBRIZOL

Retrouvez également le communiqué unitaire des organisations locales dont Solidaires 76

Marche de la Colère : nous avons besoin d’une autre unité

Ce mercredi 2 octobre, Sud Intérieur, comme la CGT Police, ne manifestera pas aux côtés des autres organisations syndicales de la Police Nationale dans une marche de la colère contre les suicides et les agressions.

Il serait faux de croire que Sud Intérieur refuse l’unité mais l’unité ne peut se faire à n’importe quel prix. Si la démarche d’unité syndicale d’Alliance Police Nationale est louable, la participation aux réunions préparatoires à cette marche nous ont confirmé que le syndicalisme policier faisait fausse route.

Sud Intérieur souhaite clarifier sa position en revenant sur deux points fondamentaux.

Une démarche plus corporatiste qu’unitaire

Notre pays a connu depuis 2016 deux mouvements sociaux de grande ampleur : le mouvement contre la Loi Travail en 2016 et les Gilets Jaunes depuis l’automne 2018. Deux mouvements porteurs d’espoir qui n’ont malheureusement pas réussi à modifier le cap libéral et autoritaire du gouvernement, agitant la menace d’un ennemi intérieur et de la violence pour créer la désunion et la peur de l’engagement.

Aujourd’hui, une importante réforme des retraites doit avoir lieu, énième attaque contre un modèle social protecteur. Face à l’ampleur de l’offensive libérale, les luttes corporatistes sont illusoires. Un mouvement social interprofessionnel est nécessaire pour construire une société plus juste, plus égalitaire, plus démocratique.

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Mobilisons-nous pour la rentrée climatique et sociale !

Les 20 et 21 septembre, nous serons des millions à quitter nos écoles, nos lieux de travail et à nous mobiliser dans la rue pour le climat et exiger la justice pour toutes et tous.

La crise climatique n’attend pas, alors nous non plus.

☞ Le 20 septembre, rejoignons les jeunes grévistes pour le climat qui se mobilisent partout dans le monde et appellent tous les adultes à les rejoindre
☞ Le 21 septembre, mobilisons-nous dans les rues de chaque ville de France.

Retrouvez la liste des mobilisations du 20 et du 21 dans toute la France :
https://fr.globalclimatestrike.net

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/2522323274662838/

Plus d’infos et préavis de grève sur solidaires.org

Non à la réforme des retraites d’Emmanuel Macron

Travailler plus pour travailler plus… le système transparent et universel de Macron ! Le gouvernement entend déposer rapidement un projet de loi. A nous de nous mobiliser pour y faire échec.

Solidaires pour sa part revendique :

Un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
Une durée de cotisation de 37 ans et demi,
Pas de pension inférieure au seuil de pauvreté,
L’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
Départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.
Les moyens existent : augmenter les cotisations des entreprises en premier lieu.

Nous regroupons ici du matériel d’explication, de propagande sur la réforme des retraites engagée par le gouvernement.

Plus d’infos sur solidaires.org