Destruction des droits sociaux : pour gagner, ne pas commettre les mêmes erreurs que les syndicats allemands.

On espère que les syndicats français ne répéteront pas nos erreurs et sauront se montrer plus offensif que nous l’avons été” (1).

(1) Propos tenus par des syndicalistes allemands rapportés par Olivier CYRAN dans son article “L’ ‘enfer du miracle allemand” paru dans Le Monde diplomatique de septembre 2017

Lisez notre tract sur le sujet : Tract Septembre 2017 – Ne pas répéter les erreurs des syndicats allemands

Un syndicaliste allemand

Indemnisation des jours de congés non pris pour cause de fin d’activité : SUD INTERIEUR met “à l’amende” le ministère

Le 29 mars dernier, afin de respecter son obligation de se conformer la jurisprudence, le ministère sortait [enfin] une instruction exigeant des chefs de service qu’ils indemnisent automatiquement les jours de congés non pris pour cause de fin d’activité à tous les agents concernés par cette situation.

Sauf que, cette instruction est illégale pour plusieurs raisons : défaut de base légale, limitation du nombre de jours indemnisables.

Pour en savoir plus, lire notre courrier du 4 mai 2017 adressé aux directeurs des ressources humaines (Stanislas BOURRON) et des ressources et des compétences de la police nationale (Gérard CLERISSI).

Courrier instruction indemnisation congés non pris pour cause de maladie 29mars2017

Quand le Ministère de l’Intérieur monte un groupe de rock

Loi relative à la Sécurité Publique : un testament gouvernemental dont on se serait bien passé

Le 28 février 2017 était publié au journal officiel ce texte dont les principaux contours sont les suivants : élargissement aux policiers (y compris municipaux) et aux douaniers de la possibilité de faire usage de leur arme, anonymisation de la procédure renforcée pour les douaniers, policiers et gendarmes dans les procédures dans lesquelles ils sont partie-prenante, doublement des peines encourues pour les aligner sur le régime spécifique appliqué jusque-là aux seuls magistrats en cas d’outrage aux personnes dépositaires de l’autorité publique, ouverture de la possibilité d’un armement des agents de sécurité privée exerçant des activités de protection des personnes.

Dans les faits, cette loi relative à la sécurité publique donne une traduction législative aux exigences les plus folles des principaux syndicats de policiers nationaux (Alliance, Synergie Officiers, Unité-SGP-FO et UNSA Police) mais aussi municipaux (syndicats de défense des policiers municipaux (SDPM) ou national des policiers municipaux (SNPM-FO), CFDT-FSPC) visant à affranchir les policiers des obligations posées par la loi dans leur action.

Une attitude totalement irresponsable de ceux qui ne cessent par ailleurs de critiquer, en des termes peu amènes, magistrats et politiques pour la plus part forcément trop « laxistes », interdisant par contre à quiconque de critiquer l’action des forces de l’ordre.

Bref, de leur procurer un sentiment d’impunité totale dans leur action, aussi dangereux pour eux que pour la population, tellement il creusera encore le fossé qui les sépare déjà de nombreux citoyens, en particulier les jeunes hommes des quartiers populaires dont le Défenseur des droits, peu suspect de défiance à l’encontre des forces de l’ordre, rappelle dans un rapport publié le 20 janvier dernier que ceux « perçus comme noirs ou arabes ont une probabilité 20 fois plus importante d’être contrôlés ». 95% des personnes ayant subi un contrôle abusif ne font pas reconnaître cette situation, estimant qu’une plainte serait inutile » (7).

Ce sentiment d’impunité est favorisé par la combinaison de 3 dispositions du texte : l’élargissement de l’usage de l’arme dans l’exercice de leurs fonctions, de l’anonymisation des procédures et enfin le doublement des peines encourues en cas d’outrage.

Loi Sécurité Publique, pour Sud Intérieur, c’est non !

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Sud Intérieur, un syndicat qui fait respecter les droits des agents

REINTEGRATION D’UN AGENT MIS A LA RETRAITE POUR INVALIDITE…

…Âgé de…33 ans seulement, il avait été mis dans cette position pour inaptitude au travail à compter du 25 septembre 2015 par le préfet de la Seine-Maritime. Par chance, notre collègue a croisé la route de SUD INTERIEUR, qui s’est très vite rendu compte que l’administration avait commis un nombre incalculable d’irrégularités et que la procédure devait être recommencée à zéro, avec convocation chez un médecin agréé, réunion du comité médical pour avis et nouvelle décision du préfet.

Mais ne croyez pas que le secrétaire général de la préfecture de la Seine-Maritime, Yvan CORDIER, qui avait « la main » sur ce dossier, allait se soumettre de « gaieté de cœur » à cette issue. Non, bien au contraire. Il allait au contraire multiplier les manœuvres pour l’empêcher, y compris lorsque le médecin agréé qu’il avait lui-même désigné pour effectuer l’examen devant apprécier l’aptitude (ou pas) de l’agent à reprendre le travail, avait émis un avis favorable !

Son parti pris était une évidence. Il n’était pas seulement totalement déplacé, mais potentiellement contraire aux exigences déontologiques imposées à tout fonctionnaire par l’article 25 de la loi n°83.634 modifiée du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : « Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Dans l’exercice de ses fonctions, il est tenu à l’obligation de neutralité ».

Dans une situation aussi tendue, SUD INTERIEUR a fort heureusement su trouver les arguments particulièrement convaincants ne lui laissant guère le choix que de proposer cette réintégration (effective depuis le 3 octobre dernier) à la préfète. Continuer la lecture

Préfecture 76 : les raisons de notre boycott du Comité Technique (intersyndicale)

Les représentants du personnel des 3 organisations syndicales ont décidé de ne pas siéger au comité technique du 1er décembre, où devait être voté le futur organigramme de la préfecture applicable… au 1er novembre 2017.

POURQUOI ? Les représentants n’ont pas été prévenus de l’absence de la préfète, alors que le sujet à l’ordre du jour est primordial pour l’avenir des collègues de la préfecture et des sous-préfectures.

Les représentants du personnel jugeant le délai entre les 2 CT (14/11 et 1er/12) trop court pour obtenir les éléments demandés nécessaires à une exploitation optimale afin d’aider à la prise de décision pour voter, avaient demandé le report de cette réunion  : REFUS CATEGORIQUE de l’administration.

Lire la suite ici : TractBOYCOTTCTPREF76CFDTFOSUDINTERIEUR16_12_01

Intersyndicale Préfecture de la Sarthe sur les Risques Psycho-Sociaux

Suite aux différents messages que nous avons reçus de l’administration, vous avez pu constater qu’elle envisageait avec l’assentiment des Organisations Syndicales de faire réaliser un diagnostic sur les Risques Pyscho-Sociaux (RPS).

Si l’initiative est plutôt bonne, la mise en œuvre est pour le moins malhabile.

En effet, un travail a déjà été réalisé à ce sujet il y a trois ou quatre ans sans aucun retour pour les agents. Par ailleurs, un diagnostic concernant la même problématique a été réalisé auprès des cadres il y a un an et demi sans que les résultats nous aient été communiqués.

La suite ici : 2016-11-23 Tract suite à HMI

TPE/TPA : Elections Professionnelles du 28 novembre au 12 décembre 2016

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES du 28 novembre au 12 décembre 2016 pour les salarié(e)s travaillant dans les très petites entreprises (TPE) ou associations (TPA) de moins de 11 employé(e)s ou chez un particulier-employeur : pour faire respecter vos droits, votez pour une organisation combative et qui ne lâchera rien, VOTEZ et FAITES VOTER SOLIDAIRES.

Pour avoir toutes les informations sur ce scrutin, ouvrez ce lien : http://election-tpe-solidaires.org/

Policiers en colère : ne pas se tromper de combat !

VIRY-CHATILLON : LA VIOLENCE ET SON LOT D’HYPOCRISIE

La lâche et violente agression subie par nos collègues de Viry-Châtillon, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement et assurons de notre soutien, a particulièrement ému les rangs de la police. Il a provoqué un mouvement de colère bien légitime au regard des conditions de travail indignes d’une démocratie saine. Peut-être parce que, justement, notre démocratie va mal.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de réduire ici, comme le font nombre de syndicats de police, de membres de la hiérarchie policière ou de politiques, les conditions de travail au simple manque de moyens humains et matériels.

Les conditions de travail, ce sont aussi les conditions d’exercice d’une mission régalienne tant sur la forme que le fond. Un fond qui n’est pas ou peu interrogé.

Politique du chiffre, cogestion des carrières des agents entre syndicats et administration, culte financier de la performance, militarisation des forces de police, judiciarisation outrancière du renseignement, harcèlement moral, burn-out, aucune vision à long terme, etc : les sujets à débattre ne manquent pas.

Pourtant, alors que la violence frappe nos collègues, les mêmes discours réducteurs, simplistes et destructeurs polluent les médias, accompagnés d’une flopée de fausses et mauvaises solutions qui ne font qu’aggraver la situation depuis des décennies, comme la course à l’armement ou l’illusion protectrice de la présomption de légitime défense.

Tout est mis en œuvre pour ne pas parler des vrais problèmes de la société, des vraies causes de la violence. Tout est fait pour perpétuer un système inégalitaire qui profite à une minorité, en inventant par exemple des ennemis naturels aux policiers (jeunes de quartiers populaires, migrants, manifestants) alors même que l’ennemi du policier est ce système inégalitaire qui l’instrumentalise au quotidien.

Disons-le à nouveau : le policier ne tire aucun avantage de sa profession. Bien au contraire. Il subit les inégalités comme 99 % de la population.

Dans ce brouhaha politique et sécuritaire très médiatisé, la palme de l’hypocrisie est revenue aux têtes pensantes des « Républicains » qui ont promis des renforts policiers en cas de victoire électorale alors qu’ils avaient sabré les effectifs de la police et de la gendarmerie entre 2007 et 2012…

Un exemple d’hypocrisie qui ne peut qu’attiser la colère des policiers. Continuer la lecture

Dégradations des conditions de travail des agents. Dans la Sarthe, des syndicats unanimes pour dénoncer la responsabilité du corps préfectoral.

Capture du 2016-06-13 17:51:47

Intersyndicale : CFDT, FO, Sud Intérieur

Le Mans, 8 mars 2016.

COMMUNICATION ET POUVOIR

« Le pouvoir repose sur le contrôle de la communication, et le contre-pouvoir sur sa capacité à déjouer ce contrôle ».

Il y a un an nous vous avions évoqué le malaise général. Notre argumentaire très largement appuyé par une pétition regroupant 135 signatures avait été porté à la connaissance de l’administration et joint au procès verbal du CT. Parallèlement, la pétition avait été relayée au niveau national par nos organisations syndicales. Si officiellement rien n’a transpiré, nous savons que cela a suscité de nombreuses interrogations au Ministère et quelques réactions au sein même de notre structure. Pour autant, il semble que le message n’a pas été compris. Continuer la lecture