Le 8 mars, toutes en grève !

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Le fémonationalisme est un racisme, pas un féminisme !

Depuis quelques années, les groupes fémonationalistes occupent régulièrement l’espace, poussés par un environnement médiatique résolument antiféministe.
Ces groupes prétendent défendre les femmes qui dénoncent les violences sexistes et sexuelles. Enfin les femmes, pas toutes ! Pas les racisées. Pas les musulmanes. Pas les femmes trans.

Alors que les groupes fémonationalistes disent défendre « leurs » femmes, ils abandonnent et condamnent toutes les autres. Ce faisant, ils consolident l’ordre patriarcal. Ce n’est pas être féministe !

Surtout, les groupes fémonationalistes ne s’offusquent des violences faites aux femmes que lorsqu’ils peuvent en accuser ceux qu’ils considèrent comme « étrangers » et/ou musulmans.

Comme l’explique Sara Farris, les fémonationalistes instrumentalisent la cause des femmes pour dérouler un discours raciste, islamophobe et xénophobe. Leur projet ne défend les femmes que si elles entrent dans le cadre d’une vision traditionaliste de la famille, au sein d’une communauté ethnocentrée. Loin de lutter pour l’autonomie des femmes, ces groupes entendent leur imposer un modèle unique de féminité.

Au final, le prétendu féminisme des fémonationalistes est une dénonciation de façade des violences sexistes que subissent les femmes, qui ne bouscule en rien le patriarcat et la domination masculine, mais renforce les discours racistes et xénophobes. Et cela n’a rien de commun avec le féminisme qui toujours luttera pour l’émancipation et l’autonomie de toutes les femmes.

 

Lâchez leur le voile !

Qu’on force les femmes à porter le voile ou à le retirer, le problème est toujours le même : où est le choix ?

Pour dénier ce choix aux femmes musulmanes, prétexte est pris de leur prétendue soumission. Elles ne peuvent pas vouloir porter le voile et, si elles prétendent le contraire, c’est qu’elles sont endoctrinées. Il faut donc les libérer. Au besoin, contre leur gré.

Cette rhétorique nie toute forme d’agentivité aux femmes, toute autonomie. Elle les stigmatise et les exclut. Sous couvert de défendre les femmes musulmanes, on les violente encore.

Or, agir en féministe, ce n’est pas rabaisser les femmes, ce n’est pas parler à leur place. Agir en féministe, c’est lutter pour que chacune ait droit à l’autonomie. C’est défendre, sans relâche, la liberté, sans rien imposer !